
|
| | Runaway of your dreams, for the one you love |Libre| | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Invité Invité
 | Sujet: Runaway of your dreams, for the one you love |Libre| Jeu 5 Juin - 0:54 | |
| Le hasard est vil... I never wished having to see that... Mais en un sens il est vrai... It's so hard to understand... La vérité est ardue à entendre... I feel incomplete...
Le soir même, Grégoire avait eu toute une surprise en marchant dans les sous-sols de Poudlard. En premier lieu il eut du mal à en croire ses yeux, mais lorsque la personne s'approcha avec un charmant sourire, la surprise fut d'autant plus réelle.
- Haven... ?
Oui, c'était bien elle. Elle n'avait pas changé ses habitudes, apparemment. Elle semblait si heureuse de le revoir, cela fit chaud au coeur du pauvre Grégoire tout blême. Il la serra doucement dans ses bras, son petit sourire si réel collé aux lèvres et ses yeux ambrés la fixèrent de longues secondes silencieuses avant qu'elle reprenne la parole et lui demande comment il allait : Ce genre de choses. Quand il était revenu au dortoir le soir-même, Félix était déjà endormit... Toujours aussi fasciné par le visage de son frère lorsqu'il dormait, Grégoire s'assit parterre, le menton posé sur le rebord du lit et l'observa de longues minutes en souriant... Ah... Quesqu'il pouvait l'aimer, Félix. Il se sentait si bien, si calme juste quand il pouvait le voir ainsi, et son coeur bouillait d'amour à chaque instant de bonheur où la chance lui souriait, et que son jumeau ouvrait les yeux pour le découvrir. Cette fois-ci, pourtant, Félix ne se réveilla pas... Mais Greg ne perdit pas espoir... Drôlement il finit par s'endormir dans cette position, et le lendemain il se réveilla ; ses membres douloureux et encore très fatigué. Ne se décourageant pas pour autant, le jeune homme fila se doucher et se vêtit de son fâmeux pull noir et d'un short blanc qui faisait réellement étrange.
Mais bon, les gens connaissaient Grégoire, ils savaient que le jeune homme avait toujours froid. C'était un scoop pour personne. Filant hors du dortoir en envoyant un dernier baiser volé à son frère endormit, Grégoire entendit quelques Poufsouffle discuter du beach party et Greg se tappa mentalement le front en se disant qu'une fois de plus il n'avait pas fait attention et qu'à cause de son étourderie il avait faillit rater la fête la plus grandiose de l'année à Poudlard. Toujours aussi enthousiaste de la journée à venir, le jumeau Keenesley enfila ses sandales et se dirigea dans le hall où il croisa de nouveau Haven. Celle-ci lui fit signe de la main et lui dit qu'il serait peut-être bien qu'ils se rejoignent plus tard... Elle lui demanda également de lui dire s'il voyait Félix... Qu'elle aurait bien aimé lui parler.
Grégoire sortit donc dans le parc, s'arrêtant devant l'aménagement excellent qui avait été crée pour l'évènement. L'air complètement ahuri, il se mit à rire tout bêtement, sans vraiment de raisons, et se laissa emporter par la musique qui jouait à fond, les cris que lançaient les jeunes étudiants rassemblés. Puis, le jeune homme sentit son coeur faire un bond lorsqu'il vit son frère passer près de lui... Sans le voir. Oh. Bah... Probablement qu'il avait la tête ailleurs, ce n'était pas nouveau chez Félix ! Un doux rire glissa de ses lèvres et il sautilla jusqu'à un parasol rouge et blanc sous lequel il s'assit.
Perdu dans ses pensées - où Félix prenait énooormément de place - il ne vit pas Yan avant que le DJ fasse un faux pas et que le bruit lui casse en quelque sorte les oreilles. À ce moment là, Grégoire leva son regard ambré vers la table de DJ et vit que Yan et Félix discutaient. Du moins, même si ça ne laissait rien paraître sur le coup, Greg comprit rapidement qu'il y avait un truc qui n'allait pas chez son jumeau et juste en formulant cette pensée, il discerna les larmes se figer sur le visage de Félix... Et ce fut une véritable mauvaise surprise.
Depuis quand avait-il la capacité d'exprimer ses émotions comme ça ? Grégoire ne se posa la question qu'une simple fois, après quoi il posa une main sur son coeur qui accélérait sans raisons apparente et son regard se fit bien triste. Il ne pouvait pas rester là à rien faire plus longtemps... Il se glissa au même endroit que les deux Poufsouffle et les suivit jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent. À ce moment-ci Grégoire se cacha derrière un gros chêne et posa ses doigts contre le tronc, observant avec inquiétude ce qui se passait, les oreilles bien ouvertes.
"- Mais ... Je t'aime... "
...Le vide... Total. Est-ce que... Grégoire posa une main tremblante sur sa bouche, les yeux se remplissant à une vitesse impressionnante de larmes qui coulèrent sans s'arrêter, étouffant un gémissement de douleur. Nan... Il avait beau penser que Félix l'avait vu et que c'était pour ça qu'il disait cela, il n'en croyait même pas un mot. C'était juste si simple, si clair. Félix... Venait de le dire... Et lui aussi avait mal. Grégoire se laissa glisser contre le sol, les mains accrochées au tronc avec une telle force que le sang coulait doucement sur le gazon vert. Le soleil plombait, mais Grégoire frissonnait comme jamais, ayant l'impression que l'hiver venait de tomber, que le vent frisquet le pousserais à jamais plus loin. Le coeur d'enfant du petit Grégoire était tellement écorché en ce moment, mais encore il continuait à fixer la scène de ses yeux à motié aveuglés par les larmes, et sa bouche ne semblait plus vouloir s'ouvrir... En réalité... Greg aurait voulu étouffer de l'intérieur. Il suffocait déjà, quesque ça changerait ? Peut-être que Félix avait raison. Peut-être que la mort c'était la meilleure chose pour les deux ?
- Je t'aime. Réellement. Je t'aime.
À cette phase là, Greg n'osa même plus regarder, trop occupé à se refermer physiquement sur lui-même, tremblant de tout son corps, sentant son souffle s'irrégulariser et ses émotions exploser comme un volcan, la tristesse s'évacuant de tout bord tout côté... Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien qu'un vide... Un vide qui, d'une manière bien spéciale, se dispersa et se remplit plus ou moins rapidement. Le jeune homme rassembla ses forces pour se relever, posa ses yeux une toute dernière fois sur son jumeau qu'il aimait tellement... Et laissa apparaître un doux sourire rempli d'amour sur ses lèvres... Sa main se posant sur son coeur qui battait si vite.
- Moi aussi... Moi aussi j'ai voulu que tu sois heureux. Je suis fier... D'être ton frère...
Sur ces murmures que personne n'entendit, il se laissa complètement aller, courant avec une vitesse incroyable à l'intérieur du château où il se réfugia au seul endroit où personne ne pourrait le déranger à cette heure de la journée : Les toilettes des garçons. Tout bêtement. Assit parterre à côté d'un lavabo, sur le sol froid, ses jambes se repliaient contre son torse et son front restait pétrifié à ses genoux, les larmes tombant en "ploc" parfois sur le sol de pierre. Parfois, on pouvait le voir lever un peu la tête, mais c'était simplement pour la faire retomber avec un gémissement sur ses genoux. Parce qu'il n'était pas en colère... Parce qu'il avait simplement été blessé... Et qu'il avait eu peur... Et parce que maintenant il faisait son deuil...
De l'amour dont il avait tant rêvé.
I now understand what you meant... Je ne cesserai jamais de respecter ton bonheur... It's not that painful in the end... Parce que tu as toujours fait de même... I love you anyway... Je t'aimerai toujours... Et je ne cesserai jamais de sourire... For you... |
|  | | Camille J. Matthew • Élève 7ème ~ Serpentard


   Age : 17 Inscrit le : 04 Mai 2008 Messages : 150 Baguette Magique : 33 centimètres, plume d'Occamy, bois de cèdre Pur // moldu // mêlé : Sang-Pur Maison : Serpentard • Parchemin Perso • Humeur: Pervers Poste dans l'école: Quidditch - Batteur Bloc-Note:
 | Sujet: Re: Runaway of your dreams, for the one you love |Libre| Lun 16 Juin - 17:30 | |
| [Hj : C’est toujours d’actualité ? =D]
Camille n’avait jamais semblé aussi excédé. La fatigue ? Le temps ? L’ennui ? Oui, sûrement. Tout avait commencé tout à l’heure. Il revenait tout juste d’un affrontement des plus terribles et hargneux contre une Poufsouffle plutôt remontée et une Cheerleader qui servait plus l’arbitre que de coéquipière à la Beach Party, lorsqu’il avait enfin aperçut Orphée… En grande discussion avec McLeen et l’un des frères Harper. Ouais. Cool. Super. Qu’est-ce qu’il aurait donné pour pouvoir se joindre à eux ?! Rien. La voir avec tant de compagnie ne lui donnait guère l’envie de se joindre à elle. Il s’y ferait attaquer de tous les bords. McLeen ne manquerait pas de lui faire remarquer combien il s’était montré odieux avec Orphée et Killian en rajouterait une couche. Charmant tableau. Ne souhaitant pas gâcher ce moment d’intimité, Camille avait donc décidé de rebrousser chemin. Si au moins, Valentine avait été là pour lui prêter main forte ! Mais non, madame était plantée… Au bar, en compagnie de Sapphira ?! Il n’y avait pas que le temps qui était détraqué, les gens semblaient l’être également… Peu importe, Camille n’avait pas changé d’avis et s’était donc dirigé vers le château.
Mouais. Il devait au moins avoir fait cinq fois le tour de la salle commune de Serpentard, ouvert et refermé trois bouquins, mangé trois chocogrenouilles, lorsqu’il s’avoua enfin qu’il s’ennuyait. Les élèves avaient déserté les lieux, cherchant une once de soleil à l’extérieur. A croire qu’il ne craignait pas l’abominable chaleur régnant. Ou qu’ils étaient tous fans de la fantastique idée de ‘Beach Party’, pondue par deux d’entre eux. Camille n’osait même pas penser à ce qu’ils imagineraient pour Noël, si le temps persistait ainsi… « ‘Un bal de Noël en maillot de bain’ ?! ‘Choueeeeeeette’ ! ‘Un concours de construction de château de sable ?’ ‘Ouuuuuaaaaais !’ » Arf. Passons. Cela ne servait à rien de se rendre malade avant l’heure, autant aller se changer les idées en… En se baladant dans le château. Mouais. Allons-y. Rez-de-Chaussée. Tiens. Même la Grande Salle était vide. Aucune tête connue, personne avec qui bavarder. Camille aurait dû s’en douter. Premier étage. Les couloirs étaient déserts. Un coup d’œil à travers une fenêtre permis à Camille de vérifier que oui, toute la population de Poudlard était bel et bien en train de profiter du soleil. Il se renfrogna tout en continuant son chemin. Tiens. Les toilettes. Autant y faire un tour, il s’occuperait. Il y pénétra.
Camille entra dans une cabine. Il ouvrit sa braguette. La porte claqua. Il n’était plus seul. Il y eut un long silence pendant lequel Camille se demandait ce que venait faire ici, le nouveau venu –il ne doutait pas que ce fut un garçon. ‘Ploc’. Il eut sa réponse. Un gémissement. Un second ‘Ploc’. Quelqu’un pleurait. Ben tiens. Les élèves s’imaginent souvent que les toilettes sont l’unique endroit où ils peuvent être certains de se retrouver seuls pour étouffer leur peine. Ils se trompent. Les toilettes sont probablement l’endroit le plus visité de tout Poudlard. Si, si. Même les salles de classe, à côté, c’est de la rigolade. Camille détestait les pleurs. Trop de mièvrerie. Trop d’hypocrisie pour si peu de choses. Trop de sentiments. Ceux de la personne qui venait d’entrer étaient déconcertants. Le silence s’entrecoupait de sanglots étouffés ou de gémissements. Comme si la personne refusait d’éclater totalement en pleurs. Quoi de plus agaçant qu’une tristesse retenue ? Quoi de plus paralysant, aussi ? Il en avait perdu l’envie d’uriner. Ou plutôt, il en avait perdu la faculté. Super. Il respira bruyamment et referma sa braguette d’un coup sec. Il tira plus machinalement que par nécessité la chasse d’eau. Il ouvrit la porte de la cabine dans laquelle il se trouvait, dans un grand fracas. Quoi de mieux pour se faire remarquer ?
Une silhouette est là, assise sur le sol. Camille baisse les yeux sur elle. Un Keenesley, l’un des jumeaux. Mouais. En sachant qu’il y a fort peu de chances pour que Camille rencontre un jour Félix en train de sangloter, assit sur le sol froid des toilettes des garçons de Poudlard, il en déduisit qu’il était face à Grégoire. Le célèbre Grégoire. Célèbre aux yeux de Camille pour être le cobaye de Valentine, son souffre-douleur sur pieds. Combien de fois ne l’avait-il pas entendu en parler ? Lui restait à l’écart de cet excès de méchanceté vis-à-vis du jeune homme. Ce n’était pas son truc. Il l’avait croisé deux ou trois fois, en compagnie de son jumeau qui lui avait immédiatement ‘montré les dents’, comme s’il craignait que Camille ne face ou ne dise quelque chose de cruel. Ah. Triste réputation qui le précédait ! Enfin. En le voyant assit là, Camille se demandait vraiment quel intérêt sa chère Valentine pouvait en tirer. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il n’était pas du genre à se défendre. A quoi bon le chercher, alors ? Un dernier regard vers le jeune homme et Camille se dirigea vers la porte. Il sortit des toilettes, resta planté pendant un dixième de secondes devant la porte avant d’y entrer de nouveau. Il s’adossa tranquillement à un lavabo, postant ses mains de chaque côté de son corps, puis il demanda tranquillement :
« Outre le fait que tes pleurnicheries me semblent indubitablement pathétiques, je serais curieux de savoir à quoi elles sont dues ? »
Traduisez en langage Camillien : « Je peux t’aider, peut-être ? ». Euh… Enfin peut-être pas à ce point là, mais un truc dans ce genre. Bon, ok, ok. C’est purement égoïstement qu’il était revenu sur ses pas voir Keenesley. L’idée que le Poufsouffle pourrait lui faire passer son temps lui avait traversé l’esprit. De toute façon, qui aurait pu penser un seul instant que Camille s’intéresserait réellement aux problèmes du jeune homme ? Il n’y avait qu’à voir la manière dont il s’était exprimé : un rien de nonchalance, avec un air plus curieux que méprisant, affiché sur le visage. C’était déjà ça. Il aurait pu se montrer franchement plus désobligeant voir même méchant. Il aurait aussi pu se montrer plus sympathique et éviter de désigner les pleurs du jeune homme comme étant ‘pathétique’. Ce n’est pas faux. Car là, pour le coup, il doutait un peu d’avoir une réponse. Tss. Sept ans d’amitié avec Nolwenn, deux ans en couple avec une manipulatrice née, et c’est ainsi qu’il s’y prenait ? Gasp. C’est qu’il avait perdu l’habitude…
« Laisse tomber. Je ne vois pas ce qui te pousserait à me raconter tes problèmes alors qu’on ne se connaît pas… »
Camille haussa les épaules tout en enfouissant ses mains dans ses poches. Beau rattrapage. Il était parvenu à se montrer presque poli et affectait désormais une expression presque sympathique sur le visage. |
|  | | | Runaway of your dreams, for the one you love |Libre| | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|